Biographie et textes

Biographie

Jakob Gautel, né en 1965 à Karlsruhe, en Allemagne, vit et travaille à Paris et ailleurs.
De 1985 à 1991 il a étudié à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, en gravure, lithographie et chez Christian Boltanski.
Il expose régulièrement en France et à l’étranger, dans des galeries, musées, centres d’art et espaces associatifs, participe à des biennales d’art en France et à l’étranger (Limerick, Melle, Yokohama, Çanakkale, Thessaloniki, Sinop, Bengale, Malte…). Il s’intéresse beaucoup à des projets cherchant à redéfinir le rapport de l’artiste à son public.
Il mène des interventions dans des villes (p.ex. à Montbéliard, 2010) et quartiers et réalise des œuvres d’art pour l’espace public (dont la place du préfet Claude Erignac à Paris, 2004).
Entre 1995 et 1997, il séjourne pendant six mois en Indonésie, de 1999 à 2000 à la Villa Médicis à Rome, et en été 2017 il est en résidence d’artiste à la Fondation Bauhaus Dessau. En 2008 il est nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
Il a des pièces dans les collections importantes, le FNAC, les FRAC Normandie Rouen et Poitou-Charentes, le MAC VAL, le FMAC Paris Collection, la collection de photos Fondation Neuflize Vie, les artothèques du Limousin et de Châtellerault, la Stiftung Bauhaus Dessau, le Palais de Justice et l’Université de Poitiers.
Il enseigne à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette ENSAPLV, en licence (dont des cours sur Corps et espace et sur l’Art public) et en master dans les domaine d’études Scénographie et architecture, coordinatrice Mahtab Mazlouman.
Dans son travail multimédia (photo, vidéo, installation, performance, dessin, livre…), il questionne l’image et le processus de devenir image, et explore la limite entre être et paraître, réalité et fiction. L’image (photographique ou vidéo) devient interface entre passé et présent, le temps de la personne ou situation photographiée et le temps du regardeur. Notre rapport à la mémoire, mais aussi au présent et à l’actualité sont questionnés.
Il cherche la production de sens plutôt que la production d’objets.

Quelques projets de recherches de longue haleine :
Hommage au Travail, depuis 2023, Ivry-sur-Seine, projet de recherches initié dans le cadre de la Triennale Art Public #3, Galerie Fernand Léger. Un socle vide devient le support pour interroger la notion de travail aujourd’hui. Le projet s’ouvre aux questions des monuments, de la mémoire et de l’aménagement de l’espace public ivryen, comme le montre en 2025 l’exposition personnelle Socles peu communs.
Justice(s), depuis 2014/15, un projet de photos et de textes sur la notion de justice au sens large, regroupant une grande variété de participants. Le projet compte à ce jour plus d’une centaine de portraits.
le bauhaus en héritage, depuis 2012, sur le mouvement du Bauhaus en Allemagne à travers l’histoire de ses grands-parents Corona Krause (1906-1948) et Hermann (Sven) Gautel (1905-1945), étudiants de cette école d’avant-garde mythique dédiée à l’art, au design et à l’architecture.
Tour de Babel, depuis 2006, installations, expositions, photos, publications. Une tour de milliers de livres d’origines différentes, rappelant la forme de la Tour de Babel telle que représentée sur les fameux tableaux de Pieter Brueghel.
Maria Theodora, depuis 1995/97, réalisé dans le cadre du programme Villa Médicis hors des murs de l’AFAA (Institut français). Ce projet retrace la vie de Maria Theodora, l’arrière-arrière-grand-mère de l’artiste, qui était mi-allemande, mi-indonésienne (1845-1913). Photographies, vidéo, objets, installations, performances, et en 2005 la publication d’un livre et d’un DVD.